A une époque, le Foundouk de l’allaitement à Fès représentait un symbole d’entraide féminine. Les nouvelles mères ne pouvant allaiter, se faisaient aider par d’autres femmes qui se portaient volontaires pour donner le sein aux nouveaux nés ou aux enfants abandonnés. A l’entrée, un homme de loi inscrivait dans un registre le nom des enfants ayant tétés du même sein, ces derniers étaient considérés aux yeux du droit comme frères et sœurs de lait.
Meriem, jeune mère célibataire, se voit confier Karam, orphelin abandonné au Foundouk. Sous les yeux de son propre fils, la jeune mère finit par développer un amour maternel pour cet enfant au fil de ses allaitements. Animée par ce lien de lait, Meriem propose au directeur du Foundouk de recueillir cet enfant et de l’élever au côté de son fils biologique, Ghali. Elle se voit refusée cette demande au vu du regard de la société sur la situation, les mères célibataires étant mal perçues. Restant digne et fière face à ce refus, Meriem fera tout pour préserver ce lien unique les reliant à Karam.